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Impôts & droit

Déclarer un revenu accessoire en Suisse : le guide complet 2026

30 avril 2026 12 min de lecture
La Kramgasse et la Zytglogge dans la vieille ville de Berne
Photo : Dmitry A. Mottl · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons
Tu as touché quelques centaines de francs grâce à des sondages en ligne, des applications de cashback ou une plateforme publicitaire — et tu te demandes : dois-je vraiment déclarer ce montant ? À partir de quand dois-je payer l'AVS ? Où les autorités inscrivent-elles quoi ? Ce guide répond à toutes les questions importantes le long des trois paliers de revenu qui comptent vraiment en Suisse.
En bref
  • Sur le plan fiscal, la règle en Suisse est claire : chaque franc gagné doit être déclaré.
  • Si ton revenu d'activité lucrative indépendante accessoire est inférieur à CHF 2'500 par an et que ton employeur principal cotise déjà, l'inscription à l'AVS est facultative.
  • Dans la plupart des cantons sous la rubrique « Autres revenus » ou « Revenus d'activité lucrative indépendante accessoire ».
  • Si tu es soumis(e) à l'impôt à la source et que tu perçois des revenus dès CHF 3'000 par an qui n'y sont pas soumis (p.
Sommaire
  1. Trois paliers : ce qui change selon le montant
  2. Inscription à l'AVS : quand est-ce facultatif, quand est-ce obligatoire
  3. Où l'inscrire dans la déclaration d'impôt ?
  4. Impôt à la source et revenu accessoire
  5. Déductions : ce que tu peux faire valoir
  6. Amendes et rappels d'impôt en cas de non-déclaration
  7. Exemple pratique pas à pas

1. Trois paliers : CHF 1–2'500 / CHF 2'500–9'300 / au-delà de CHF 9'300

Réponse directe
Sur le plan fiscal, la règle en Suisse est claire : chaque franc gagné doit être déclaré. Pour l'AVS, en revanche, il existe trois paliers avec des obligations différentes.

Beaucoup de personnes qui gagnent de l'argent en ligne confondent « impôts » et « AVS » et pensent : tant que je reste sous le seuil, tout est gratuit. Ce n'est pas vrai. Le seuil que tu entends souvent (CHF 2'500) ne concerne que les assurances sociales — pas l'impôt sur le revenu. Voici la différence en un coup d'œil :

Palier 1 : CHF 1 à CHF 2'500 / an Simple
Assujettissement fiscal : oui, dès le premier franc — à déclarer dans la déclaration d'impôt
Obligation AVS : non, facultatif (si l'employeur principal verse déjà des cotisations AVS)
TVA : non pertinente (seuil CHF 100'000)
Exemple : tu gagnes CHF 1'200 avec des sondages. Impôts : oui, AVS : facultatif.
Palier 2 : CHF 2'500 à CHF 9'300 / an Attention
Assujettissement fiscal : oui
Obligation AVS : oui, inscription en tant qu'indépendant·e auprès de la caisse de compensation cantonale
Taux de cotisation AVS : barème dégressif jusqu'à env. 5.371 % (état 2026, avant examen de l'assujettissement)
Exemple : tu gagnes CHF 4'500 avec une plateforme publicitaire. Inscription AVS nécessaire, impôts aussi.
Palier 3 : au-delà de CHF 9'300 / an Complet
Assujettissement fiscal : oui, souvent avec un contrôle plus approfondi
Obligation AVS : oui, taux de cotisation plein de 10 % (8.1 % AVS + 1.4 % AI + 0.5 % APG, état 2026)
Comptabilité : comptabilité simplifiée recommandée, obligatoire au-delà de CHF 100'000
Exemple : tu gagnes CHF 15'000. Taux AVS plein, une inscription en tant que raison individuelle peut être judicieuse.

Sources : Aide-mémoire OFAS 2.04 (salaires de minime importance), Aide-mémoire OFAS 2.02 (personnes exerçant une activité lucrative indépendante), Vue d'ensemble des cotisations OFAS.

Important pour la mise en contexte : l'ancien seuil de CHF 2'300 a été relevé à CHF 2'500 début 2025. Si tu lis encore « CHF 2'300 » quelque part, la source est dépassée. Des branches comme les ménages privés, la danse/le théâtre, les artistes, les designers, les musées, les médias et les chœurs sont soumis à des règles particulières et cotisent dès le premier franc — un aide-mémoire spécifique existe à cet effet.

Étape suivante : si tu veux savoir à partir de quel montant tu dois concrètement t'inscrire à l'AVS, c'est le sujet de la section suivante. Si tu ne gagnes que quelques francs et penses que c'est trop peu pour être imposable, lis notre article complémentaire « Dois-je déclarer CHF 50 provenant de sondages en ligne ? ».

2. Inscription à l'AVS : quand est-ce facultatif, quand est-ce obligatoire

Réponse directe
Si ton revenu d'activité lucrative indépendante accessoire est inférieur à CHF 2'500 par an et que ton employeur principal cotise déjà, l'inscription à l'AVS est facultative. Dès CHF 2'500, elle devient obligatoire.

La logique derrière cela : si tu as un employeur fixe, celui-ci verse déjà les cotisations AVS/AI/APG sur ton salaire principal. La Confédération ne veut pas que chaque mini-activité accessoire jusqu'à CHF 2'500 soit répertoriée administrativement. Mais dès que tu dépasses le seuil, tu es considéré(e) comme exerçant une activité indépendante pour cette activité — avec toutes les conséquences que cela implique.

Pourquoi une inscription volontaire peut quand même être judicieuse

Si tu construis quelque chose sur le long terme et souhaites une rente AVS plus élevée à l'âge de la retraite, chaque franc cotisé compte. L'inscription volontaire te coûte des cotisations sur ce petit revenu, mais augmente ton compte d'années de cotisation. Pour de purs revenus de loisir, ce n'est pas nécessaire.

Exemple : Lina, d'Olten, travaille à 80 % comme employée de bureau et gagne en plus CHF 1'800 par an avec une application publicitaire. Son employeur principal verse l'AVS. Elle peut s'inscrire volontairement — mais n'y est pas obligée. Les CHF 1'800 restent toutefois imposables.

Mise en contexte : le seuil de CHF 2'500 s'applique à chaque activité prise individuellement. Qui gagne CHF 2'000 sur chacune de deux plateformes différentes reste, par plateforme, sous le seuil. Il est néanmoins recommandé de te renseigner par précaution auprès de la caisse de compensation — elle a une vue d'ensemble de la situation.

Étape suivante : tu trouveras un guide complet pour l'inscription à l'AVS avec toutes les caisses de compensation cantonales dans notre article complémentaire « À partir de quel montant s'inscrire à l'AVS en tant qu'indépendant ? ».

3. Où l'inscrire dans la déclaration d'impôt ?

Réponse directe
Dans la plupart des cantons sous la rubrique « Autres revenus » ou « Revenus d'activité lucrative indépendante accessoire ». Le chiffre et l'intitulé exacts varient selon le canton.

Les revenus en ligne ne figurent généralement pas sur un certificat de salaire (tu n'en reçois pas). Ils doivent donc être inscrits dans les rubriques de revenu propre — même si tu ne réalises que quelques centaines de francs. Voici un aperçu des principaux cantons :

Canton Rubrique / Chiffre Intitulé
Zurich (ZH)Chiffre 250 / 270Autres revenus / Activité indép. accessoire
Berne (BE)Code 230 / Formulaire 9Activité accessoire / Activité lucrative indépendante
Argovie (AG)Chiffre 130Revenus d'activité lucrative indépendante
St-Gall (SG)Chiffre 230Activité lucrative indépendante accessoire
Vaud (VD)Code 110 / 195Activité lucrative indépendante accessoire

Remarque : les chiffres sont parfois renumérotés. La déclaration d'impôt actuelle de ton canton fait foi — portail de l'AFC et l'administration fiscale cantonale concernée.

Exemple : Marco, de Zurich, gagne CHF 600 avec des sondages Toluna et CHF 1'400 avec une application publicitaire. Il inscrit CHF 2'000 au chiffre 250 (« Autres revenus ») et précise brièvement dans le champ remarques : « Sondages en ligne Toluna, application publicitaire XY ». Il évite ainsi des questions de la part de l'administration.

Mise en contexte : si ton revenu accessoire en ligne dépasse le seuil AVS (CHF 2'500), certains cantons utilisent un formulaire spécifique pour les indépendants. À Berne par exemple le formulaire 9, à Zurich l'annexe « Activité lucrative indépendante ».

Étape suivante : si tu es soumis(e) à l'impôt à la source (permis B/L ou similaire), une réglementation particulière s'applique — voir la section suivante.

4. Impôt à la source et revenu accessoire — réglementation particulière

Réponse directe
Si tu es soumis(e) à l'impôt à la source et que tu perçois des revenus dès CHF 3'000 par an qui n'y sont pas soumis (p. ex. des revenus accessoires en ligne), tu dois demander une taxation ordinaire ultérieure.

L'impôt à la source est normalement retenu directement par l'employeur. Les revenus en ligne, eux, te sont versés directement — sans retenue à la source. Tu dois déclarer ces revenus séparément dès qu'ils atteignent le seuil. Tu es alors taxé(e) comme une personne imposée selon la procédure ordinaire, ce qui implique plus de démarches, mais permet souvent aussi davantage de déductions.

Exemple : Aleksandar, titulaire d'un permis B à Zurich, gagne CHF 75'000 brut chez son employeur (imposé à la source). Il perçoit en plus CHF 4'200 d'une plateforme publicitaire. Le seuil de CHF 3'000 est dépassé — il doit demander une taxation ordinaire ultérieure auprès de l'administration fiscale cantonale jusqu'au 31 mars de l'année suivante.

Mise en contexte : le seuil de CHF 3'000 s'applique aux autres revenus qui ne sont pas soumis à l'impôt à la source — pas seulement au revenu d'activité lucrative. Les rendements de titres, les revenus locatifs, etc. comptent également.

Source : AFC : impôt à la source, BDO : taxation ordinaire ultérieure.

Étape suivante : en cas d'incertitude sur l'assujettissement à l'impôt à la source, contacte directement l'administration fiscale cantonale — le délai de demande est strict et n'est pas prolongé.

5. Déductions : ce que je peux faire valoir

Réponse directe
Pour une activité accessoire, tu peux déduire les frais professionnels (forfaitaires ou effectifs), une part des coûts de matériel, une part des frais d'internet et de téléphonie mobile ainsi que les cotisations aux assurances sociales.

La plupart des cantons proposent deux voies : soit tu utilises une déduction forfaitaire pour frais professionnels liés à l'activité accessoire (souvent 20 % du revenu net, avec un plancher et un plafond, fréquemment entre CHF 800 et CHF 2'400), soit tu fais valoir les frais effectifs en joignant des justificatifs. La voie la plus avantageuse dépend du cas particulier.

Ce que tu peux typiquement déduire

  • Forfait pour frais professionnels : p. ex. ZH/BE 20 % du revenu accessoire net (min/max selon le canton)
  • Frais d'internet : au prorata (p. ex. 30 % de CHF 600/an = CHF 180)
  • Smartphone : amortissement au prorata sur 3–5 ans
  • Ordinateur / laptop : au prorata en cas d'usage professionnel
  • Cotisations AVS : celles que tu as versées en tant qu'indépendant
  • Frais de plateforme : frais de versement, commissions, coûts KYC
Important : les justificatifs ne sont exigés que par sondage — mais si on te les demande et que tu n'en as pas, la déduction est refusée. Règle empirique : conserve les justificatifs pendant au moins 10 ans.

Exemple : Sarah, d'Aarau, gagne CHF 3'600 avec des sondages en ligne et une plateforme publicitaire. Elle utilise la déduction forfaitaire de 20 % : CHF 720. Il reste CHF 2'880 imposables. Si elle avait des justificatifs effectifs pour CHF 950 (internet, téléphone, logiciels), ce serait plus avantageux.

Mise en contexte : les forfaits exacts diffèrent selon le canton. Pour Zurich, le guide de la déclaration d'impôt de l'administration fiscale cantonale fait foi.

Étape suivante : si tu réalises des montants plus élevés, faire appel à un conseiller fiscal en vaut souvent la peine — les frais de conseil, ponctuels, sont souvent rentabilisés sur plusieurs années.

6. Amendes et rappels d'impôt : que se passe-t-il en cas de non-déclaration

Réponse directe
Si une non-déclaration est découverte, tu risques un rappel d'impôt, des intérêts moratoires et une amende comprise entre un tiers et le triple de l'impôt soustrait. En cas d'intention, une poursuite pénale pour fraude fiscale peut s'y ajouter.

Les administrations fiscales suisses fonctionnent de plus en plus sur la base de données — les versements de plateformes sur des comptes bancaires suisses ou les entrées TWINT ne sont plus une boîte noire. Les sources telles que les demandes de renseignements adressées à l'étranger se sont également multipliées. La probabilité qu'une déclaration honnête soit plus avantageuse que le risque encouru ne cesse d'augmenter.

Concrètement, les administrations fiscales distinguent entre :

  • Soustraction d'impôt (par négligence) : amende de 1/3 à 1× l'impôt soustrait
  • Soustraction d'impôt (intentionnelle) : amende jusqu'à 3 fois l'impôt soustrait
  • Fraude fiscale (avec faux documents) : procédure pénale supplémentaire, jusqu'à 3 ans de peine privative de liberté ou peine pécuniaire

Exemple : Eric, de St-Gall, n'a pas déclaré CHF 3'200 provenant d'une plateforme en 2024. En 2026, l'administration fiscale lui adresse une demande. Impôt soustrait : env. CHF 480. Amende en cas de soustraction simple : CHF 480 (1×). Plus intérêts moratoires. Total : environ CHF 1'000. En cas de dénonciation spontanée, l'amende aurait été fortement réduite.

Dénonciation spontanée : celui ou celle qui signale lui-même/elle-même une ancienne erreur avant qu'elle ne soit découverte bénéficie de la dénonciation spontanée non punissable (possible une fois dans la vie). Seuls le rappel d'impôt et les intérêts moratoires sont dus — pas d'amende.

Mise en contexte : la charge de la preuve en cas de soustraction incombe à l'administration fiscale — mais les données des plateformes, les entrées bancaires et l'échange de renseignements transfrontalier rendent souvent la preuve possible aujourd'hui. Compter sur le fait que « ça ne se verra pas » est un risque.

Étape suivante : si tu veux corriger quelque chose rétroactivement, adresse-toi à ton administration fiscale cantonale. Un bref courriel suffit souvent pour lancer la procédure de dénonciation spontanée.

7. Exemple pratique : CHF 800 de sondages + CHF 1'200 d'application publicitaire

Étude de cas

Petra, 32 ans, Münchenstein BL — employée à temps partiel, revenu accessoire en ligne 2025

Petra travaille à 70 % comme infirmière (l'employeur principal verse l'AVS). En 2025, elle a gagné en plus :

  • CHF 800 avec des sondages en ligne (TestingTime + Toluna)
  • CHF 1'200 avec une application publicitaire
  • Total du revenu accessoire : CHF 2'000

Étape 1 : vérifier l'AVS

CHF 2'000 est inférieur au seuil de CHF 2'500. L'employeur principal verse déjà l'AVS. Résultat : aucune inscription AVS n'est nécessaire. Petra peut s'inscrire volontairement, mais ne le fait pas.

Étape 2 : remplir la déclaration d'impôt

Petra habite dans le canton de Bâle-Campagne. Elle inscrit CHF 2'000 sous « Revenus d'activité lucrative indépendante accessoire » et précise dans le champ remarques : « Sondages en ligne + plateforme publicitaire ».

Étape 3 : faire valoir les déductions

Elle utilise la déduction forfaitaire de 20 % : CHF 400. Il reste CHF 1'600 imposables. Elle n'a pas systématiquement conservé les justificatifs pour internet/téléphone — donc pas de déductions effectives.

Étape 4 : estimer la charge fiscale

Avec un taux d'imposition marginal d'environ 20 % (Confédération + canton + commune, Petra a un revenu imposable d'environ CHF 55'000), cela représente un impôt supplémentaire d'environ CHF 320 sur le revenu accessoire.

Étape 5 : conserver les justificatifs

Petra enregistre les relevés de versement des plateformes en PDF dans un dossier « Impôts 2025 ». Elle peut ainsi répondre à d'éventuelles questions.

Bilan : sur CHF 2'000 bruts, il reste à Petra environ CHF 1'680 après impôts. Effort : une inscription dans la déclaration d'impôt, 5 minutes de plus.

Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour toi ?

Si tu gagnes régulièrement de petits montants en ligne, la règle est : impôts : oui, AVS : généralement non. Qui déclare en toute transparence n'a pas de nuits blanches et profite des déductions forfaitaires.

Il existe plusieurs plateformes de ce type : TestingTime pour les tests utilisateurs, Toluna et AmPuls pour les sondages, des applications de cashback comme Rabattcorner, des plateformes de visionnage publicitaire comme BuzzBreak (international) et des fournisseurs suisses plus récents. Nous exploitons nous-mêmes une telle plateforme — Videte — sur laquelle les utilisateurs sont rémunérés en CHF pour regarder de la publicité. Sur le plan fiscal, la règle est la suivante : les versements comptent comme des revenus d'activité lucrative indépendante accessoire, exactement comme sur n'importe quelle autre plateforme.

Notre conseil : rassemble les relevés de versement tout au long de l'année et inscris le total en une seule ligne à la fin. C'est tout. Pas de drame, pas d'amendes, pas de coûts cachés.

Questions fréquentes en résumé

  • Dès quand est-ce imposable ? Dès CHF 1.— (pas de franchise).
  • Dès quand l'AVS est-elle obligatoire ? Dès CHF 2'500 / an de revenu accessoire indépendant (état 2026).
  • Où l'inscrire ? « Autres revenus » ou « Activité indép. accessoire », rubrique selon le canton.
  • Conserver les justificatifs ? Au moins 10 ans.
  • Personnes soumises à l'impôt à la source ? Dès CHF 3'000 de revenus non soumis à la source : demander une taxation ultérieure.
  • En cas de non-déclaration ? Rappel d'impôt + intérêts + amende de 1/3 à 3× l'impôt.

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Pour aller plus loin

Rappel Cet article ne remplace pas un conseil fiscal ou juridique individuel. En cas de montants plus élevés, d'assujettissement à l'impôt à la source ou d'incertitude : contacte un conseiller fiscal suisse ou l'administration fiscale cantonale. État : avril 2026 — les seuils et taux peuvent changer.

Questions fréquentes

À partir de quel montant dois-je déclarer un revenu accessoire en ligne en Suisse ?
Dès le premier franc. La Suisse ne connaît pas de franchise fiscale sur le revenu. Le montant de CHF 2'500 souvent cité est le seuil de cotisation AVS, pas une franchise fiscale.
Quelle est la différence entre le seuil AVS et la franchise fiscale ?
Le seuil AVS (CHF 2'500/an, état 2026) ne concerne que les cotisations aux assurances sociales. Pour l'impôt sur le revenu, il n'existe pas de franchise — chaque franc gagné dans le cadre d'une activité lucrative doit être déclaré.
Dois-je m'inscrire à l'AVS si je gagne CHF 800 avec des sondages en ligne ?
Non, l'inscription est facultative tant que tu restes en dessous de CHF 2'500/an de revenu accessoire indépendant et que tu exerces une activité lucrative principale pour laquelle des cotisations AVS sont déjà versées. Le montant reste toutefois imposable.
Où dois-je inscrire le revenu accessoire dans la déclaration d'impôt ?
Dans la plupart des cantons sous « Autres revenus » ou « Revenus d'activité lucrative indépendante accessoire ». L'intitulé exact varie — à Zurich par exemple au chiffre 250, à Berne au code 230.
Que se passe-t-il si je ne déclare pas le revenu accessoire ?
Si la non-déclaration est découverte, tu risques un rappel d'impôt, des intérêts moratoires et une amende comprise entre un tiers et le triple de l'impôt soustrait. En cas de soustraction intentionnelle, une procédure pénale pour fraude fiscale peut en outre être engagée.
Quelles déductions puis-je faire valoir ?
Pour une activité accessoire, une déduction forfaitaire pour frais professionnels (dans de nombreux cantons 20 % du revenu net, avec un plafond et un plancher), une part des frais d'internet et de téléphone, l'amortissement du matériel et les frais professionnels effectifs sont notamment possibles. Conserve les justificatifs.
L'impôt à la source s'applique-t-il aussi à mon revenu accessoire ?
Les personnes soumises à l'impôt à la source (p. ex. avec un permis B) doivent déclarer, dans le cadre d'une taxation ordinaire ultérieure, les revenus dès CHF 3'000 par an qui n'y sont pas soumis. Les revenus accessoires en ligne entrent pratiquement toujours dans cette catégorie.
Regarder de la publicité contre rémunération compte-t-il comme activité lucrative indépendante ?
Oui, en règle générale. Les revenus provenant de plateformes telles que des applications publicitaires, des prestataires de sondages ou des services de cashback sont considérés comme des revenus d'activité lucrative indépendante accessoire, car tu les réalises à tes propres risques et sans contrat de travail.
À propos de l'éditeur
Cet article a été publié par Videte Marketing Solutions. Propriétaire de la plateforme : Muaz Arnaut, Berne. En savoir plus sur nous sur /a-propos.
Nous ne sommes pas des conseillers fiscaux. Nous exploitons une plateforme publicitaire suisse et écrivons à partir de notre propre expérience des revenus de plateforme et du droit fiscal suisse. Pour un renseignement contraignant, adresse-toi à ton administration fiscale cantonale ou à un conseiller fiscal agréé.