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Gagner de l’argent en ligne pour étudiants en Suisse

30 avril 2026 8 min de lecture
Étudiants en train d’étudier dans une bibliothèque
Image : Wikimedia Foundation Staff and Contractors · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons
Étudier en Suisse coûte cher — et les périodes d’examens laissent peu de place à un job à horaires fixes. Les méthodes en ligne sont ici une vraie alternative, mais : cotisation minimale AVS, prise en compte pour les bourses et autorisation de travail pour les étudiants étrangers sont les pièges que personne n’explique. Nous mettons de l’ordre là-dedans.
En bref
  • Trois seuils sont déterminants : cotisation minimale AVS pour les étudiants dès 18 ans (env.
  • Les revenus en ligne comptent pour les bourses cantonales comme un revenu d’activité lucrative ordinaire.
  • Trois méthodes conviennent au profil étudiant avec un temps limité : tests utilisateurs (TestingTime), microtaches (Streetspotr/Clickworker) et plateformes de visionnage publicitaire.
  • Tous les revenus en ligne sont imposables dès CHF 1.
Contenu
  1. Les seuils les plus importants pour les étudiants en Suisse
  2. Prise en compte pour les bourses : ce que tu dois savoir
  3. Meilleures méthodes à moins de 10h/semaine
  4. Ce qu’un(e) étudiant(e) ne devrait PAS faire
  5. Exemple de calcul concret : étudiante, 7h/semaine
  6. Impôts : ce que les étudiants doivent déclarer
  7. Cas particulier : étudiants étrangers avec permis B
  8. Une autre logique : de l’attention rémunérée entre deux cours

Les seuils les plus importants pour les étudiants en Suisse

Réponse directe
Trois seuils sont déterminants : cotisation minimale AVS pour les étudiants dès 18 ans (env. CHF 530/an, état 2026), obligation de cotiser à l’AVS pour activité lucrative dès CHF 2’500/an, et des seuils de bourses variables selon le canton.

La cotisation minimale AVS — souvent oubliée

Les étudiants dès 18 ans sans activité lucrative sont considérés comme des personnes sans activité lucrative et paient la cotisation minimale AVS (état 2026 : env. CHF 530/an). Cela vaut indépendamment du fait qu’ils gagnent quelques centaines de francs en ligne. Cette obligation ne s’éteint que lorsque le revenu d’activité lucrative est assez élevé pour que les cotisations AVS ordinaires dépassent la cotisation minimale.

Le seuil de CHF 2’500

Si ton revenu en ligne issu d’une activité indépendante accessoire est inférieur à CHF 2’500 par an, aucune inscription AVS supplémentaire n’est nécessaire — mais la cotisation minimale étudiante reste due. Au-delà de CHF 2’500, l’inscription à l’AVS en tant qu’indépendant devient obligatoire.

Attention : l’ancien seuil de CHF 2’300 a été relevé à CHF 2’500 début 2025. Si tu lis encore « CHF 2’300 » quelque part, la source est périmée.

Prise en compte pour les bourses : ce que tu dois savoir

Réponse directe
Les revenus en ligne comptent pour les bourses cantonales comme un revenu d’activité lucrative ordinaire. Toute personne bénéficiant d’un droit à une bourse doit déclarer ces revenus — sinon elle risque une demande de remboursement et une sanction.

Les services suisses des bourses examinent le revenu total de la personne en formation, plus une part prise en compte du revenu des parents. Les seuils varient fortement d’un canton à l’autre :

CantonSeuil de bourse (typique)Prise en compte du revenu en ligne
Zurich~CHF 4’000 / an de revenu propreOui, intégralement
Berne~CHF 3’600 / anOui, intégralement
Vaud~CHF 4’200 / anOui, intégralement
Lucerne~CHF 3’500 / anOui, intégralement

Exemple : Léna, 22 ans, étudiante à Zurich, reçoit CHF 6’000 de bourse par an. Elle gagne CHF 1’800 en ligne. Sa bourse n’est pas réclamée — CHF 1’800 reste sous le seuil de prise en compte. Si elle avait gagné CHF 5’000, la bourse aurait été réduite ou supprimée.

Attention, bénéficiaires de bourses : Ne pas déclarer des revenus en ligne peut entraîner une demande de remboursement de la bourse entière, plus une sanction. La déclaration honnête est obligatoire.

Meilleures méthodes à moins de 10h/semaine

Réponse directe
Trois méthodes conviennent au profil étudiant avec un temps limité : tests utilisateurs (TestingTime), microtaches (Streetspotr/Clickworker) et plateformes de visionnage publicitaire. Combinées, elles donnent CHF 100–300 par mois pour 4–6 heures d’engagement hebdomadaire.

1. Tests utilisateurs (TestingTime)

Si tu étudies l’informatique, le design, l’économie ou une autre filière « proche de la tech », tu as un avantage clair sur TestingTime — les entreprises logicielles cherchent souvent des testeurs avec ton profil. CHF 30–60 par test, 1–2 tests par mois de façon réaliste.

Plus de détails dans le spoke Comparaison YouGov, TestingTime, AmPuls.

2. Microtaches (Streetspotr en ville)

Si tu vis dans une ville universitaire suisse (Zurich, Berne, Bâle, Lausanne, Genève, Saint-Gall), tu profites sur Streetspotr d’une forte densité de mandats. Prendre rapidement une photo dans un magasin sur le chemin de l’université — CHF 3–8 par mandat, 30–60 minutes de temps supplémentaire par semaine.

Détails dans le spoke Microjobs en Suisse.

3. Plateformes de visionnage publicitaire

Pauses entre les cours, attente à la cafetéria, trajets en bus vers l’université — ce sont des créneaux idéaux pour les applications publicitaires. Revenu réaliste : CHF 50–200/mois avec une utilisation modérée. Plus de calculs dans le spoke Gagner de l’argent en regardant de la publicité.

Ce qu’un(e) étudiant(e) ne devrait PAS faire

  • Acheter des cours de trading crypto : la plupart sont des jeux marketing hors de prix. Un budget d’étudiant n’est pas un budget de trading.
  • Systèmes pyramidaux « pour étudiants » : si quelqu’un poste sur Insta « on construit ensemble un revenu d’étudiant », il s’agit le plus souvent de MLM.
  • Blogs d’affiliation sans audience : 6–12 mois d’effort avec le risque que rien ne rapporte — plutôt un mauvais pari pendant les études.
  • Applications publicitaires à haute fréquence avec des points sans versement en CHF : tu accumules, mais tu n’atteins jamais le seuil.

Exemple de calcul concret : étudiante, 7h/semaine

Exemple : Sara, 23 ans, architecture à l’EPFL à Lausanne. Avec 4h/semaine TestingTime + 2h/semaine Streetspotr + 1h/semaine plateforme publicitaire :

  • 2 tests TestingTime/mois × CHF 50 = CHF 100
  • 10 mandats Streetspotr/mois × CHF 5 = CHF 50
  • 50 spots publicitaires/mois × CHF 0.15 = CHF 7.50
  • Total : CHF 157.50/mois — pour 28h d’engagement total. Salaire horaire effectif : env. CHF 5.60.

Avec une utilisation plus intensive (6–8 heures par semaine) et un profil idéal, CHF 250–400/mois sont réalistes. Cela couvre par exemple la caisse-maladie plus un repas à la cafetéria par jour.

Impôts : ce que les étudiants doivent déclarer

Réponse directe
Tous les revenus en ligne sont imposables dès CHF 1. Les étudiants sans employeur principal ont souvent des taux marginaux d’imposition bas (5–15 %) et peuvent utiliser des déductions forfaitaires.

Inscris le total dans la déclaration d’impôt sous « Autres revenus » ou « Activité indépendante accessoire ». La déduction forfaitaire de 20 % (Internet/matériel/mobilité) est généralement la variante la plus simple. Si tu disposes de justificatifs spécifiques aux études (imprimante, ordinateur portable, livres), tu peux faire valoir des déductions effectives — c’est souvent plus avantageux.

Guide détaillé dans l’article transversal Déclarer un revenu accessoire en Suisse : guide complet 2026.

Cas particulier : étudiants étrangers avec permis B

Réponse directe
Les étudiants titulaires d’un permis B (hors UE/AELE) peuvent travailler au maximum 15h/semaine pendant le semestre et ont besoin d’une autorisation de l’office des migrations pour toute activité lucrative. Les revenus en ligne comptent aussi.

C’est ici que ça devient délicat : un(e) étudiant(e) au bénéfice d’un permis B qui gagne de l’argent en ligne doit l’annoncer à l’office cantonal des migrations, sinon cela est considéré comme un travail illégal — avec des conséquences pouvant aller jusqu’au retrait du permis. Les étudiants UE/AELE sont plus libres, mais les règles AVS et fiscales ordinaires s’appliquent aussi ici.

Pour les personnes soumises à l’impôt à la source : des revenus en ligne dépassant CHF 3’000/an déclenchent la taxation ordinaire ultérieure. Plus d’informations dans l’article fiscal lié.

Une autre logique : de l’attention rémunérée entre deux cours

Les jobs d’étudiant classiques (restaurant, bar, commerce de détail) rapportent CHF 22–28/h, mais exigent des horaires fixes et entrent souvent en conflit avec les périodes d’examens. Les méthodes en ligne sont plus flexibles, mais rapportent un salaire horaire plus bas.

Une variante presque entièrement flexible et sans horaires fixes est le visionnage publicitaire rémunéré. Chez Videte, nous exploitons une telle plateforme suisse : ~CHF 0.15 par spot de 30 secondes, max. ~CHF 34/jour, versement en CHF dès CHF 200 via TWINT, PayPal ou IBAN. Siège à Berne — intéressant pour les étudiants, car aucune obligation d’horaires fixes et versement direct en CHF.

Pour l’ensemble des méthodes, voir l’article pilier.

Règle d’or pour les étudiants : Ne jamais investir plus de temps à gagner de l’argent que ce que les études peuvent en souffrir. Le rendement à long terme des études représente un multiple de ce que les méthodes en ligne peuvent offrir.

Questions fréquentes

Les étudiants doivent-ils payer l’AVS ?
Les étudiants sans activité lucrative paient la cotisation minimale AVS (CHF 530 par an, état 2026) en tant que personnes sans activité lucrative — sauf s’ils exercent une activité dont la cotisation AVS atteint la cotisation minimale. Pour les revenus en ligne inférieurs à CHF 2’500/an issus d’une activité indépendante accessoire, la règle est : pas d’inscription AVS supplémentaire nécessaire, mais la cotisation minimale reste due.
Les revenus en ligne sont-ils pris en compte pour les bourses d’études ?
Oui. Les services cantonaux des bourses examinent le revenu total — y compris les revenus accessoires en ligne. Toute personne bénéficiant d’une bourse doit déclarer ces revenus supplémentaires. Les seuils varient fortement selon le canton et la situation familiale.
Quelles sont les meilleures méthodes quand on a peu de temps ?
Tests utilisateurs chez TestingTime (CHF 30–60 par test, 1à2x/mois), microtaches via Streetspotr (sur le chemin de l’université), applications publicitaires pendant les pauses. La combinaison donne CHF 100–300/mois pour moins de 5h/semaine.
Combien les étudiants peuvent-ils gagner sans conséquences fiscales ?
Rien n’est exonéré d’impôt — chaque franc doit être déclaré. Mais : les étudiants ont souvent des taux marginaux d’imposition bas (5–15 %) et peuvent déduire des frais professionnels forfaitaires ou effectifs.
Les revenus en ligne comptent-ils pour l’équivalent BAföG en Suisse ?
Le BAföG n’existe pas directement en Suisse. Les bourses cantonales (p. ex. bourses de Zurich, Berne, etc.) examinent le revenu total de la personne en formation et de ses parents. Les revenus en ligne comptent comme des revenus ordinaires.
Ai-je besoin d’une autorisation de travail en tant qu’étudiant étranger ?
Les étudiants titulaires d’un permis B peuvent travailler au maximum 15h/semaine pendant le semestre, à temps plein pendant les vacances. Les revenus en ligne comptent aussi. Sans passeport UE/AELE : demander une autorisation de travail auprès de l’office des migrations, sinon c’est illégal.
Quelles plateformes conviennent particulièrement aux étudiants ?
TestingTime (tests de logiciels), Streetspotr (microjobs entre les cours), Clickworker (rédaction en ligne), AmPuls (sondages), plateformes de visionnage publicitaire (revenu de pause).

Entre deux cours, sans plan d’engagement fixe

Videte te rémunère pour regarder de la publicité — CHF 0.15 par spot de 30 secondes, 95 pourcent de la rémunération pour toi, maximum journalier CHF 34, versement dès CHF 200 sur un compte suisse. Pas de salaire, pas de contrat, pas d’avance.

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Rappel Les seuils de bourses et d’AVS varient selon le canton et évoluent dans le temps. Fait foi : le service cantonal des bourses et l’administration fiscale. En cas de permis B/L, toujours contacter l’office des migrations avant de débuter l’activité.
À propos de l’éditeur
Cet article a été publié par Videte Marketing Solutions. Propriétaire de la plateforme : Muaz Arnaut, Berne. En savoir plus sur nous sur /a-propos.