AccueilBlog › Combien coûte un spot publicitaire à la télévision suisse
Marché publicitaire suisse

Combien coûte un spot publicitaire à la télévision suisse ?

30 avril 2026 8 min de lecture
Écrans publicitaires numériques grand format sur une façade d’immeuble
Photo : Oast House Archive · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons
Un spot de 30 secondes sur SRF 1 en prime time, trois semaines de diffusion en Suisse alémanique et en Romandie — qu’est-ce que cela coûte vraiment en 2026 ? Quels budgets minimums sont réalistes ? Et est-ce que cela vaut la peine face à l’attention en ligne ? Voici une mise en perspective honnête avec des chiffres que vous retrouverez chez les agences media et dans les grilles tarifaires des régies.
En bref
  • Trois régies principales dominent le marché publicitaire TV suisse : admeira (chaînes SRG SRF, RTS, RSI), Goldbach (chaînes privées 3+, TV24, TV25, S1, fenêtres ProSiebenSat.1 Suisse et d’autres) et CH Media (chaînes propres et en partie commercialisées via Goldbach).
  • Le coût pour mille contacts (CPM) de la publicité TV suisse classique se situe généralement dans une fourchette à deux chiffres en francs, selon la chaîne, la tranche horaire, le groupe cible et le volume réservé.
  • Pour une campagne TV avec un effet mesurable, les agences media recommandent généralement CHF 50'000 à 100'000 par région linguistique et par vague publicitaire, à titre de seuil minimum.
Sommaire
  1. Qui commercialise quelle chaîne ?
  2. CPM et prix des spots : des valeurs réalistes
  3. Budgets minimums pour un effet réel
  4. Couverture nette vs. contacts bruts
  5. Régulation SRG et règles publicitaires
  6. TV vs. attention en ligne

1. Qui commercialise quelle chaîne ?

Réponse directe
Trois régies principales dominent le marché publicitaire TV suisse : admeira (chaînes SRG SRF, RTS, RSI), Goldbach (chaînes privées 3+, TV24, TV25, S1, fenêtres ProSiebenSat.1 Suisse et d’autres) et CH Media (chaînes propres et en partie commercialisées via Goldbach).

Vue d’ensemble (état 2026, les rattachements peuvent changer)

  • admeira : SRF 1, SRF zwei, SRF info ; RTS Un, RTS Deux ; RSI La 1, RSI La 2 — plus inventaire online/radio
  • Goldbach Switzerland : 3+, 4+, 5+, 6+, TV24, TV25, S1, fenêtres RTL/Pro7/Sat.1 Suisse, inventaire Sky Suisse (selon accord)
  • CH Media : TVO, Tele Top, Tele Zürich et d’autres chaînes régionales

Détails tarifaires et rattachements actuels à consulter directement chez admeira, Goldbach, CH Media.

2. CPM et prix des spots : des valeurs réalistes

Réponse directe
Le coût pour mille contacts (CPM) de la publicité TV suisse classique se situe généralement dans une fourchette à deux chiffres en francs, selon la chaîne, la tranche horaire, le groupe cible et le volume réservé. Les créneaux premium en prime time sur SRF 1 atteignent des CPM nettement plus élevés que l’inventaire de journée sur les chaînes privées.

Repères très approximatifs (fourchettes du secteur, vérifier les tarifs individuels)

Type de créneauSpot de 30 secFourchette CPM
SRF 1, prime time (avant le Tagesschau / 19h30)fourchette haute à quatre chiffres en francsCHF 20–50
SRF 1, journéefourchette basse à quatre chiffresCHF 10–25
3+ / TV24 / privé, prime timefourchette basse à quatre chiffresCHF 15–35
RTS, prime timecomparable à SRF 1, à l’échelle régionaleCHF 15–40
Connected TV / AVOD (Netflix Ads etc.)selon le volumeCHF 20–60 (selon le ciblage)

Estimation plausible basée sur les grilles tarifaires publiées, les cartes d’insertion Goldbach et des échanges avec le secteur des agences media. Tarifs concrets : grilles tarifaires PDF d’admeira, de Goldbach et de CH Media (état 2026 vérifié à chaque fois).

Attention aux rabais : les grilles tarifaires sont des prix catalogue. Via le volume, les conditions d’agence media, les rabais saisonniers et l’inventaire de dernière minute, on obtient en pratique des tarifs nets qui peuvent être nettement inférieurs aux prix catalogue — souvent 20–50 % plus bas.

3. Budgets minimums pour un effet réel

Réponse directe
Pour une campagne TV avec un effet mesurable, les agences media recommandent généralement CHF 50'000 à 100'000 par région linguistique et par vague publicitaire comme seuil minimum. En dessous, la fréquence par personne cible devient trop faible pour construire la mémorisation et l’attention.

Exemple de règle empirique pour une campagne en Suisse alémanique

  • Objectif de portée : 50 % de couverture nette chez les 25–54 ans, fréquence 3–5
  • Nombre de spots : 60–120 spots répartis sur 2–4 semaines
  • Budget media net : CHF 80'000–150'000 par vague
  • Plus production : production du spot dès CHF 20'000 (simple) jusqu’à plus de CHF 200'000 (premium)
  • Plus honoraires d’agence media : typiquement 10–15 % du budget media

Qui fait de la publicité au niveau national (Suisse alémanique + Romandie + Tessin) multiplie le budget en conséquence — avec des valeurs plus faibles pour le Tessin (marché plus petit) et plus élevées pour la Suisse alémanique (plus grand marché).

4. Couverture nette vs. contacts bruts — la différence la plus importante

Mediapulse mesure l’audience TV. Les deux valeurs importantes :

  • Contacts bruts (GRP, Gross Rating Points) : somme de tous les contacts, les contacts multiples comptent plusieurs fois
  • Couverture nette : quel pourcentage du groupe cible a été touché au moins une fois

Une campagne avec 300 GRP et une fréquence de 3 a, simplifié, 100 points de couverture nette. Pour les campagnes de branding, la couverture nette est la valeur la plus importante ; pour les campagnes d’activation, c’est la fréquence.

Méthodologie : Mediapulse recherche télévision. Les régies calculent des forfaits GRP et communiquent les couvertures nettes selon la méthodologie Mediapulse.

5. Régulation SRG et règles publicitaires

La SRG est soumise à des règles publicitaires plus strictes que les chaînes privées. La loi sur la radio et la télévision (LRTV) et l’ordonnance sur la radio et la télévision (ORTV) réglementent :

  • La durée publicitaire maximale par heure (plus basse sur la SRG que sur les chaînes privées)
  • L’interdiction des coupures publicitaires dans de nombreux types d’émissions
  • Les interdictions publicitaires pour certaines catégories de produits (politique, religieux, tabac, certains types d’alcool)
  • Les exigences en matière d’identification du sponsoring et de séparation entre contenu rédactionnel et publicitaire
  • Une séparation claire entre l’émission et le bloc publicitaire (acoustique et visuelle)

Pour les chaînes privées, des exigences moins strictes s’appliquent, mais la loi sur la radio et la télévision reste le cadre de référence. La publicité pour les médicaments soumis à ordonnance, les partis politiques à certaines périodes et certains produits financiers y est également restreinte.

Source : OFCOM, publicité à la radio et à la télévision, loi sur la radio et la télévision (LRTV), ordonnance sur la radio et la télévision (ORTV).

6. TV vs. attention en ligne

Si vous hésitez entre publicité TV et publicité en ligne, trois axes de comparaison peuvent vous aider :

AxeTV (linéaire)Online (Display/Social)
CPMCHF 10–50CHF 2–15 (Display), CHF 15–40 (Social Premium)
Attention par contacttendanciellement élevée (mode lean-back)tendanciellement faible (cécité bannière)
Précision du ciblagegrossière (chaîne, tranche horaire, émission)fine (démographie, comportement, lookalikes)
Mesurebasée sur le panel Mediapulsebasée sur les clics/événements, suivi des conversions
Effet de brandingfort, établimodéré, selon le format
Performance/conversion directemodérée, difficile à mesurerforte, bien mesurable

Le débat publicitaire de 2026 n’oppose pas TV et online, mais porte sur le mix de canaux : la TV pour la portée et le branding, l’online pour le ciblage et la performance, la Connected TV / AVOD comme pont. Plus — et c’est la tendance structurelle — des plateformes à attention activement donnée, qui établissent un nouveau modèle publicitaire.

Pour approfondir le thème de l’attention comme ressource rare : Cécité aux bannières en Suisse et l’article pilier Marché publicitaire suisse 2026.

Qu’est-ce que cela signifie pour votre planification media ?

Cinq recommandations concrètes pour 2026 :

  1. La TV reste pertinente pour le branding chez les 35 ans et plus. Qui fait la publicité pour le commerce de détail, les assurances, les télécoms ou les FMCG ne peut pas se passer du canal TV.
  2. Les prix catalogue sont une base de négociation. Sans agence media expérimentée, vous payez trop cher.
  3. Examinez la CTV/AVOD. Netflix Ads, Disney+ Standard with Ads, YouTube sur TV touchent les groupes cibles qui échappent à la TV classique.
  4. Pensez en mix de canaux. TV pour la portée, online pour le ciblage, plateformes d’attention pour une mesure d’engagement réelle.
  5. Fixez un budget minimum réaliste. Une campagne TV à CHF 5'000 est le plus souvent de l’argent jeté par les fenêtres — trop peu de fréquence pour avoir un effet.

Questions fréquentes

Combien coûte un spot de 30 secondes sur SRF 1 ?
Un spot de 30 secondes sur SRF 1 dans un bloc publicitaire en prime time coûte généralement plusieurs milliers de francs par diffusion, selon la saison, le jour et l’appréciation du créneau. Les tarifs exacts sont publiés par admeira (régie SRG) et Goldbach dans leurs grilles tarifaires.
Quel est le CPM à la télévision suisse ?
Le coût pour mille contacts (CPM) de la publicité TV classique en Suisse se situe généralement dans une fourchette à deux chiffres en francs. Les valeurs exactes varient fortement selon la chaîne, la tranche horaire, le groupe cible et le volume réservé.
Quel budget minimum faut-il pour la publicité TV en Suisse ?
Pour une campagne avec un effet mesurable, les agences media recommandent généralement des budgets à partir de CHF 50'000–100'000 par région linguistique et par vague. Des spots isolés sont techniquement moins chers, mais offrent rarement une fréquence suffisante pour la mémorisation.
Qui commercialise la publicité sur quelle chaîne ?
admeira commercialise la publicité SRG (SRF, RTS, RSI). Goldbach commercialise 3+, TV24, TV25, S1, les fenêtres publicitaires ProSiebenSat.1 Suisse et d’autres chaînes privées. CH Media exploite sa propre régie pour ses chaînes. La répartition exacte change périodiquement.
La publicité TV vaut-elle encore la peine en 2026 ?
Pour des objectifs de branding avec un objectif de portée chez les 35 ans et plus, oui, surtout pour le commerce de détail, les télécoms, les assurances et les FMCG. Pour le marketing de performance avec des groupes cibles jeunes, la TV est souvent inefficace face à l’online et à la vidéo sociale. La Connected TV (CTV/AVOD) complète de plus en plus la TV classique.
Qu’est-ce que la Connected TV et coûte-t-elle moins cher ?
La Connected TV (CTV) est de la publicité diffusée dans des offres de streaming financées par la publicité, comme Netflix Ads, Disney+ Standard with Ads ou YouTube sur des appareils TV. Le CPM est souvent comparable à celui de la TV premium, mais avec une meilleure capacité de ciblage et une mesure plus précise.
Comment la densité publicitaire sur les chaînes SRG est-elle réglementée ?
La SRG est soumise à des règles publicitaires plus strictes que les chaînes privées. La LRTV/ORTV limitent la durée de publicité par heure, interdisent les coupures publicitaires dans de nombreuses émissions et fixent des exigences pour la publicité politique et liée à la santé.

L’attention au-delà de la portée TV classique

Videte est la plateforme publicitaire suisse à attention activement donnée — un complément à la TV et à l’online pour les annonceurs.

Pour les entreprises

Questions fréquentes en résumé

Pour aller plus loin

Rappel sur les données Données de marché issues des sources citées, état mai 2026. Les tarifs TV évoluent selon les saisons et sont négociés en net via des conditions de volume/agence — obtenir les valeurs concrètes directement auprès d’admeira, Goldbach ou d’une agence media.
À propos de l’éditeur
Cet article a été publié par Videte Marketing Solutions. Propriétaire de la plateforme : Muaz Arnaut, Berne. En savoir plus sur /a-propos.
Nous exploitons une plateforme publicitaire suisse et écrivons depuis notre propre perspective de marché. Données issues de sources publiques.