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Faire de la publicité en Suisse : le guide pour les PME

26 août 2026 10 min de lecture
Surfaces publicitaires numériques sur une façade d'immeuble dans une ville suisse
Image : Oast House Archive · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons
Faire de la publicité en Suisse signifie : définir l'objectif, choisir le canal, vérifier le budget minimal, réserver, mesurer. Dans cet ordre — qui l'inverse et choisit d'abord le canal paie une portée dont il n'a pas besoin. Ce guide parcourt les cinq étapes, avec les seuils d'entrée de chaque canal et les informations que vous devez exiger par écrit de chaque régie.
En bref
  • Les canaux en ligne se testent dès quelques centaines de francs, la TV, l'affichage et la presse ont des seuils d'entrée de fait à quatre ou cinq chiffres.
  • Les moteurs de recherche servent une demande existante, le social et le display la créent — l'un ne remplace pas l'autre.
  • Quatre informations doivent figurer par écrit avant toute réservation : modèle de facturation, prix par unité, quantité minimale et mode de communication de la performance.
  • Réserver à l'échelle suisse est rarement judicieux : chaque région linguistique a ses propres usages médiatiques, ses propres régies et ses propres prix.
Remarque sur les chiffres Toutes les indications de budget et de prix sont des valeurs indicatives pour le marché suisse 2025/2026. Seules les grilles tarifaires et offres des régies respectives font foi. Là où nous ne disposons d'aucune fourchette fiable, cela est indiqué expressément plutôt que d'inventer un chiffre.
Sommaire
  1. En cinq étapes vers la première campagne
  2. Quel canal convient à quel objectif
  3. Où vous réservez concrètement
  4. Ce que vous devez prévoir au minimum
  5. À l'échelle suisse ou régionale ?
  6. Quatre informations qui doivent figurer par écrit
  7. Les cinq erreurs de débutant les plus coûteuses
  8. Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour vous ?

En cinq étapes vers la première campagne

Réponse directe
Définir l'objectif, cerner le groupe cible, choisir le canal en conséquence, vérifier le budget minimal par rapport à votre propre budget, définir la mesure avant le lancement. Réserver seulement ensuite.
  1. Définir l'objectif. Notoriété, demandes ou ventes — ces trois objectifs exigent des canaux et des critères de succès différents. Qui veut « tout » ne mesure finalement rien.
  2. Cerner le groupe cible. Région, âge, langue, occasion. Plus c'est ciblé, moins il y a de déperdition — et plus le budget est réaliste. Détails dans Définir son groupe cible.
  3. Choisir le canal en conséquence. Le canal découle de l'objectif et du groupe cible, jamais l'inverse. Une entreprise artisanale avec un rayon d'action de 20 kilomètres n'a rien à faire sur du display à l'échelle suisse.
  4. Vérifier le budget minimal. Chaque canal a un seuil en dessous duquel aucun effet ne se produit — non pas parce que la régie l'impose, mais parce que trop peu de contacts se créent.
  5. Définir la mesure avant le lancement. Qu'est-ce qui compte comme succès, comment est-ce mesuré, sur quelle période ? Qui ne clarifie cela qu'après la campagne trouve toujours un chiffre qui a bonne allure.

Pour situer : la plupart des campagnes de PME qui échouent échouent dès l'étape un, pas à l'étape quatre. Un budget trop petit sur le bon canal rapporte peu, mais de manière mesurable ; un gros budget sur le mauvais canal ne rapporte rien, mais coûte cher.

Quel canal convient à quel objectif

Réponse directe
Les moteurs de recherche servent une demande existante et conviennent pour générer des demandes. Le social et le display créent de la demande et conviennent pour la notoriété. La TV, la radio et l'affichage agissent sur la notoriété à grande échelle, mais sont à peine pilotables par personne.
ObjectifCanaux adaptésPourquoiEntrée réaliste dès
Demandes et ventesMoteurs de recherche, en partie socialLe besoin existe déjà, vous êtes trouvéquelques centaines de francs
Notoriété régionaleAffichage, radio régionale, journal localforte répétition sur une zone restreintequatre chiffres
Notoriété nationaleTV, programmatic premiumportée en peu de tempscinq chiffres
Groupe cible au profil précisSocial, LinkedIn, plateformes de profilssélection par critères plutôt que par environnementquelques centaines de francs
Attention vérifiableModèles à récompenseseul ce qui a été regardé est facturéquatre chiffres, parfois moins

La différence la plus importante ne passe pas entre en ligne et hors ligne, mais entre servir la demande et créer la demande. Qui vend un produit que les gens recherchent activement commence par les moteurs de recherche. Qui vend un produit dont personne ne sait qu'il existe doit d'abord acheter de la notoriété — et ne doit pas s'attendre à ce que la première campagne génère du chiffre d'affaires.

Les fourchettes de prix concrètes de tous les canaux se trouvent dans Combien coûte la publicité en Suisse, les coûts pour mille contacts en détail dans La comparaison des CPM.

Où vous réservez concrètement

Réponse directe
Les canaux en ligne, vous les réservez vous-même via la plateforme du prestataire. La TV, la radio, l'affichage et la presse passent par des régies ou des agences media — il n'y a pas de libre-service.
CanalVoie de réservationDélai nécessaire
Moteurs de recherche, socialLibre-service dans le compte publicitaireHeures
Programmatic displayLibre-service ou agenceJours
Environnements premium suissesRégie des maisons d'éditionune à deux semaines
TV et radioRégie, généralement via une agence mediaplusieurs semaines
AffichageRégie d'affichage extérieur, emplacements contingentéssemaines à mois
PresseService annonces du titreselon le rythme de parution

Sur le délai nécessaire : les emplacements d'affichage aux bons endroits sont complets de manière saisonnière. Qui planifie une campagne de Noël en novembre arrive trop tard. Pour la TV et la radio, le taux de réservation influence aussi le prix — le même créneau coûte moins cher en janvier qu'en novembre.

Sur la question de l'agence : une agence media vaut la peine si vous occupez plusieurs canaux hors ligne en même temps ou si vous avez un volume qui déclenche des rabais. Pour une seule campagne en ligne avec un budget à quatre chiffres, la marge de l'agence coûte généralement plus qu'elle ne rapporte.

Ce que vous devez prévoir au minimum

Réponse directe
Comme règle empirique, comptez selon la branche 1 à 15 pour cent du chiffre d'affaires pour le marketing dans son ensemble. Par canal : en ligne testable dès quelques centaines de francs, canaux classiques avec un seuil de fait à quatre ou cinq chiffres.

Les valeurs par branche en pourcentage du chiffre d'affaires figurent en détail dans Le budget marketing pour les PME. Pour une campagne isolée, un autre chiffre compte davantage : combien de contacts sont nécessaires pour qu'il se passe seulement quelque chose.

Le calcul avant la réservation : la taille du groupe cible multipliée par la fréquence de contact visée donne les contacts nécessaires. Ce chiffre multiplié par le coût pour mille contacts, divisé par mille, donne le budget minimal. Si le résultat dépasse votre budget, ce n'est pas le budget qui est trop petit — c'est le groupe cible qui est trop grand.

Un exemple : 50’000 personnes dans la zone de chalandise, trois contacts visés par personne, cela donne 150’000 contacts. À un coût pour mille contacts de CHF 12, cela représente CHF 1’800 — pour une seule vague. Qui engage CHF 400 à la place atteint mathématiquement chaque personne 0,67 fois. Ce n'est pas un petit budget, ce n'est pas une campagne.

La voie la plus honnête avec un petit budget est donc presque toujours : réduire le groupe cible plutôt que baisser la fréquence de contact. Mieux vaut atteindre 8’000 personnes trois fois que 50’000 personnes une seule fois.

À l'échelle suisse ou régionale ?

Réponse directe
Réserver à l'échelle suisse est rarement judicieux. La Suisse alémanique, la Romandie et le Tessin ont des usages médiatiques, des régies et des prix qui leur sont propres — une réservation nationale paie généralement une portée dans des régions sans activité commerciale.

Le réflexe « réserver de la publicité à l'échelle suisse » vient le plus souvent du souhait d'une facture unique, pas d'une analyse du groupe cible. Trois points s'y opposent :

  • La langue n'est pas une traduction. Une campagne traduite mot à mot paraît régulièrement étrangère en Romandie. Les différences d'usage médiatique et de ton sont détaillées dans Romandie et Suisse alémanique comparées.
  • Les prix diffèrent. Les coûts pour mille contacts sont en Romandie et au Tessin, dans plusieurs canaux, inférieurs à ceux de la Suisse alémanique, car l'inventaire est moins demandé. Qui réserve au niveau national paie souvent le prix alémanique pour tout.
  • Votre activité est rarement nationale. Une entreprise qui ne livre qu'en Suisse alémanique achète, avec une réservation nationale, environ un quart de portée qui ne peut jamais aboutir à une commande.

Le national ne devient pertinent que si vous livrez effectivement dans toutes les régions linguistiques, que vous pouvez y servir la clientèle et que la campagne est conçue de manière autonome par région. Tout le reste est une déperdition payée — comment la mesurer figure dans Mesurer la déperdition publicitaire.

Quatre informations qui doivent figurer par écrit

Réponse directe
Modèle de facturation, prix par unité, quantité minimale et mode de communication de la performance. S'il manque une de ces quatre informations dans l'offre, l'offre n'est pas comparable.
InformationLa question à poserSignal d'alarme
Modèle de facturationPour quoi exactement je paie — affichage, clic, résultat, créneau de diffusion ?« prix forfaitaire » sans unité
Prix par unitéQue coûte une seule unité de cela ?seulement un total, aucun nombre d'unités
Quantité minimaleÀ partir de quelle quantité la diffusion a-t-elle même lieu ?communiquée seulement après la signature du contrat
Justificatif de performanceQui mesure, avec quoi, et est-ce que je reçois les données brutes ?reporting seulement sous forme de PDF récapitulatif

Que les prix se négocient est normal et n'est pas un signal d'alarme. Les régies échelonnent selon le volume, la saison et le placement ; c'est courant dans la branche. Cela devient douteux seulement quand, après la réservation, on ne peut plus retracer pour quoi on a payé.

Sur le justificatif de performance : exigez la méthode de mesure, pas seulement le résultat. « 120’000 impressions » est un chiffre sans portée tant qu'il n'est pas établi si une impression était une livraison ou un affichage visible. La différence est considérable — plus de détails dans Les impressions sont le mauvais indicateur.

Les cinq erreurs de débutant les plus coûteuses

Réponse directe
Groupe cible trop grand, durée trop courte, aucun critère de succès défini, comparaison des canaux sur le seul coût pour mille contacts brut, et l'arrêt avant la fin de la phase d'apprentissage.
  1. Groupe cible trop grand. L'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Le budget se répartit sur trop de personnes et n'atteint personne assez souvent.
  2. Durée trop courte. Une semaine ne suffit dans aucun canal pour distinguer le hasard de l'effet. Quatre semaines sont la limite inférieure raisonnable.
  3. Aucun critère de succès avant le lancement. Qui ne définit qu'après coup ce qu'était le succès trouve toujours un indicateur qui convient. Ce n'est pas une mesure, c'est de l'autopersuasion.
  4. Comparer les canaux sur le seul coût pour mille contacts brut. CHF 8 avec 20 pour cent de part de groupe cible est plus cher que CHF 30 avec 90 pour cent. Le prix le plus bas n'est pas le prix le plus bas.
  5. Arrêter trop tôt. Les canaux automatisés ont besoin de points de données avant que la diffusion s'améliore. Qui change de cap après cinq jours paie à chaque fois la phase d'apprentissage.

Une sixième, rarement mentionnée : lancer la même campagne en parallèle sur quatre canaux. Ensuite, il n'est plus possible de dire lequel a fonctionné — et la prochaine fois, on recommence à deviner depuis le début.

Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour vous ?

Réponse directe
Restreignez le groupe cible au point où votre budget suffit pour trois contacts par personne. Choisissez un seul canal, définissez le critère de succès au préalable et laissez la campagne tourner au moins quatre semaines.

Pour la première campagne d'une PME, c'est là tout le plan : un objectif, une région, un canal, quatre semaines, un critère de succès défini au préalable. Ce n'est que lorsque cette campagne a livré des chiffres solides que le deuxième canal vaut la peine — et alors comme extension, pas comme remplacement.

Si votre budget ne suffit pas pour trois contacts par personne, ce n'est pas une raison d'abandonner. C'est l'indice que le groupe cible doit devenir plus petit. Comment travailler malgré tout de manière mesurable avec un petit budget est expliqué dans Petit budget, publicité mesurable.

Un canal où l'on ne paie que ce qui a été regardé

Videte est la plateforme publicitaire suisse à attention vérifiée : la facturation se fait par spot de 30 secondes intégralement visionné, pas par livraison. Groupes cibles via des profils autodéclarés plutôt que via des données comportementales, les données restent en Suisse, conformes à la nLPD.

Pour les entreprises

Questions fréquentes

Comment faire de la publicité en Suisse ?
En cinq étapes : définir l'objectif, cerner le groupe cible, choisir le canal en conséquence, vérifier le budget minimal et définir la mesure avant le lancement. Les canaux en ligne se réservent vous-même via le compte publicitaire du prestataire ; la TV, la radio, l'affichage et la presse passent par des régies ou une agence media.
Combien coûte la publicité pour une petite entreprise ?
Les canaux en ligne se testent dès quelques centaines de francs. La TV, l'affichage et la presse ont des seuils d'entrée de fait à quatre ou cinq chiffres, car en dessous d'un certain volume de diffusion, trop peu de contacts se créent. Pour le budget global, comptez selon la branche 1 à 15 pour cent du chiffre d'affaires.
Une publicité nationale vaut-elle la peine pour une PME ?
La plupart du temps, non. La Suisse alémanique, la Romandie et le Tessin ont des usages médiatiques différents, des régies différentes et des prix différents. Qui réserve au niveau national mais ne livre que régionalement paie une portée qui ne peut jamais aboutir à une commande. Le national ne devient pertinent que si vous pouvez effectivement servir toutes les régions linguistiques.
Quel budget faut-il pour une première campagne ?
Multipliez la taille du groupe cible par la fréquence de contact visée, cela donne le nombre de contacts nécessaires. Multipliez ce chiffre par le coût pour mille contacts, divisez par mille, et vous obtenez le budget minimal. Si votre budget n'y suffit pas, réduisez le groupe cible plutôt que de baisser la fréquence de contact.
Ai-je besoin d'une agence media ?
En général non pour une seule campagne en ligne avec un budget à quatre chiffres — la marge de l'agence y coûte généralement plus qu'elle ne rapporte. Une agence devient utile dès que vous occupez plusieurs canaux hors ligne en même temps ou atteignez un volume qui déclenche des rabais.
Que doit contenir une offre publicitaire ?
Quatre informations : le modèle de facturation, le prix par unité, la quantité minimale et la manière dont la performance est mesurée et communiquée. S'il en manque une, l'offre ne peut pas être comparée à une autre. Que les prix soient négociés et échelonnés selon le volume est en revanche courant dans la branche et n'est pas un signal d'alarme.
Combien de temps une campagne doit-elle durer ?
Au moins quatre semaines. Une semaine ne suffit dans aucun canal pour distinguer l'effet du hasard, et les canaux automatisés ont besoin de points de données avant que la diffusion s'améliore. Qui change de cap après quelques jours paie à chaque fois la phase d'apprentissage.

Pour aller plus loin

Rappel Les fourchettes de prix sont des valeurs indicatives pour le marché suisse 2025/2026. Les grilles tarifaires des régies et des éditeurs font foi. Les indications relatives à Videte peuvent changer ; les CGV font foi. État : août 2026.
À propos de l'éditeur
Cet article a été publié par Videte Marketing Solutions. Propriétaire de la plateforme : Muaz Arnaut, Berne. En savoir plus sur nous sur /fr/a-propos.
Nous exploitons nous-mêmes une plateforme publicitaire et figurons dans le tableau des canaux. Les chiffres des autres canaux proviennent de données de marché accessibles publiquement ; là où nous ne disposons d'aucune indication fiable, cela est indiqué expressément dans le tableau.