Display CHF 8–15, programmatique CHF 4–12, Meta CHF 6–20, LinkedIn CHF 30–80. Le marché suisse du CPM en 2026 présente une large fourchette — et tous les CPM ne signifient pas la même chose. Nous montrons les fourchettes réalistes par canal, ce qui en distingue les plateformes d'attention et comment les PME peuvent comparer les CPM équitablement.
- Le coût pour mille contacts se situe en Suisse, selon le canal, entre CHF 4 et 80 — le display programmatique en bas de l'échelle, LinkedIn en haut.
- Le coût pour mille contacts brut est la mauvaise grandeur de comparaison : ce qui compte, c'est le prix pour mille secondes d'attention.
- Une fois converti, l'écart passe d'un facteur 32 à environ CHF 2.50 à 25 — la grande dispersion n'a jamais été une dispersion de prix, mais une dispersion de durée.
- La saison et la finesse du ciblage déplacent encore le prix : au quatrième trimestre, il est nettement supérieur à la moyenne annuelle.
- Réponse directe : 4 à 80 CHF, selon le canal et le public cible
- Aperçu des CPM en Suisse 2026 par canal
- Pourquoi le CPM seul ne suffit pas : l'attention comme multiplicateur
- CPM par branche et finesse du ciblage
- Effets saisonniers sur le CPM
- Calcul comparatif pratique pour les PME
- Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour vous ?
- La publicité sur base de profil, une catégorie de CPM à la logique propre
Réponse directe : 4 à 80 CHF, selon le canal et le public cible
Le marché suisse du CPM se distingue de la moyenne DACH et UE par des prix généralement plus élevés. Trois facteurs l'expliquent : un pouvoir d'achat élevé (les consommateurs suisses sont économiquement attractifs), des volumes d'inventaire plus réduits et une concurrence intense pour les emplacements premium.
Aperçu des CPM en Suisse 2026 par canal
| Canal | Fourchette CPM CH (CHF) | Durée d'attention | Pertinence PME |
|---|---|---|---|
| Bannière display (standard) | 8–15 | 1–3 s (en moyenne) | Notoriété, retargeting |
| Display programmatique | 4–12 | 1–3 s | Portée avec ciblage |
| Programmatique premium (NZZ, Tamedia, Ringier) | 15–40 | 2–5 s | Construction de marque, environnement premium |
| Meta Feed (Instagram/Facebook) | 6–20 | 1–3 s | B2C, produits visuels |
| Meta Reels / Stories | 5–14 | 2–6 s | Notoriété B2C |
| TikTok | 4–12 | 3–8 s | publics plus jeunes |
| YouTube In-Stream skippable | 8–25 | 5–30 s (skippable) | Marque B2C |
| YouTube Bumper (6 s non skippable) | 10–22 | 6 s imposées | Notoriété |
| LinkedIn Sponsored | 30–80 | 1–3 s | B2B avec ciblage par intitulé de poste |
| Spotify Audio | 10–25 | 10–30 s | Notoriété, ciblage local |
| Publicité TV suisse en ligne (replay) | 20–50 | 15–30 s | Marque premium |
| Plateforme sur base de profil Videte (spot de 30 s) | 158 (pilote 110) | 30 s garanties | PME au profil clair |
Sources : données de campagnes propres 2024–2026, rapports Hootsuite Suisse, WeAreSocial Digital 2026, benchmarks sectoriels IAB Switzerland (disponibles sur adhésion) et grilles tarifaires publiées des planificateurs médias. Valeurs moyennées ; fourchette considérable selon la branche et la saison.
Pourquoi le CPM seul ne suffit pas : l'attention comme multiplicateur
La grandeur de comparaison honnête est le prix de mille secondes d'attention effective, et non de mille affichages. Le calcul est le suivant : CPM divisé par la durée de visibilité moyenne en secondes.
| Canal | CPM | Durée de visibilité | Prix pour 1’000 secondes d'attention |
|---|---|---|---|
| Display programmatique | CHF 5 | 1.2 s | CHF 4.17 |
| Programmatique premium | CHF 20 | 3 s | CHF 6.67 |
| LinkedIn Sponsored | CHF 50 | 2 s | CHF 25.00 |
| YouTube Bumper | CHF 15 | 6 s | CHF 2.50 |
| Videte (30 s vérifiées) | CHF 158 | 30 s | CHF 5.27 |
| Videte, condition pilote | CHF 110 | 30 s | CHF 3.67 |
Ce que montre le tableau — y compris ce qui dérange : Face au display programmatique bon marché, Videte ne gagne pas par seconde d'attention. CHF 5.27 contre CHF 4.17 signifie : qui ne compte que les secondes s'en sort légèrement moins cher avec la bannière. Videte ne devient nettement moins cher que face aux environnements premium et à LinkedIn — et, en condition pilote, aussi face au display.
La différence est ailleurs : Les 1.2 secondes de la bannière sont une moyenne sur tous les affichages, y compris ceux qui n'ont jamais atteint la zone visible. Les 30 secondes chez Videte sont vérifiées à chaque lecture et ne sont facturées que si elles ont effectivement eu lieu. Dans un cas, vous achetez une probabilité, dans l'autre un événement. Lequel des deux vaut davantage, c'est votre campagne qui en décide — pas ce tableau.
Qui compare bannières et plateformes d'attention sur la base du CPM brut compare des pommes avec des poires — dans les deux sens. CHF 158 contre CHF 5 paraît absurde, jusqu'à ce que la durée de visibilité entre en jeu ; et CHF 3.67 par seconde d'attention ressemble à une victoire nette, jusqu'à ce que l'on tienne compte du fait que l'inventaire disponible est plus réduit.
CPM par branche et finesse du ciblage
Artisanat local / services
Ici, le CPM est secondaire. Ce qui compte : le CPC et la conversion. Le display et les campagnes basées sur le CPM en valent rarement la peine.
Retail B2C / e-commerce
CPM de CHF 6–15 typique sur Meta. Avec des audiences lookalike, le CPM peut augmenter jusqu'à 30 %, mais le taux de conversion double en contrepartie.
Services B2B
CPM LinkedIn de CHF 30–80, mais avec un ciblage par intitulé de poste d'une précision au franc près. Pour les PME à CLV élevée (> CHF 5'000), le CPM plus élevé en vaut la peine.
Marque premium / luxe
Programmatique premium à CHF 15–40 dans les environnements de qualité suisses. Un CPM plus bas sur les places de marché ouvertes se paie souvent par des risques de brand safety.
Effets saisonniers sur le CPM
- Q4 (novembre/décembre) : CPM jusqu'à 80 % plus élevé en raison du Black Friday et de Noël
- Janvier/février : CPM 20–30 % plus bas — bonne phase de test
- Été (juillet/août) : CPM 15–25 % plus bas, mais taux d'engagement également plus faible
- Saison fiscale : mots-clés fiduciaires et assurances nettement plus chers
Calcul comparatif pratique pour les PME
Boulangerie bio à Zurich, budget mensuel de CHF 1'500
Option A : display programmatique
CPM CHF 8 × CHF 1'500 = 187'500 impressions, durée de visibilité estimée 1.5 s, taux de clics estimé 0.1 % → 187 clics à CHF 8 CPC, conversion estimée 1 % → ~2 conversions.
Option B : Meta Reels
CPM CHF 12 × CHF 1'500 = 125'000 impressions, durée de visibilité moyenne 3.5 s, CTR 0.3 % → 375 clics, conversion 1.5 % → ~6 conversions.
Option C : publicité sur base de profil Videte
Spot de 30 s à CHF 0.158 par vue complète → environ 9'500 vues complètes de 30 s (CPM CHF 158 pour 30 s d'attention), CTR estimé sur le CTA qui suit 4 %, conversion 8 % → ~30 conversions.
Leçon : La comparaison brute des CPM (CHF 8 vs 12 vs 10) ne dit rien du résultat. La durée d'attention et la précision du ciblage sont les vrais leviers.
Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour vous ?
- Ne comparez jamais le CPM seul — mais CPM × durée de visibilité × précision du ciblage.
- Vérifiez les données d'attention pour chaque canal (reportings des plateformes + outils tiers).
- Pour les campagnes de notoriété, des CPM plus élevés dans des environnements premium valent souvent mieux que des CPM plus bas sur les places de marché ouvertes.
- Pour les campagnes de conversion, la finesse du ciblage compte plus que le niveau du CPM.
- Intégrer la logique saisonnière : tests en janvier, montée en puissance au Q4.
La publicité sur base de profil, une catégorie de CPM à la logique propre
Les plateformes sur base de profil comme Videte ne fonctionnent pas avec un CPM classique. Les annonceurs paient par vue complète de 30 secondes — CHF 0.158 par vue. Cela correspond à un CPM de CHF 158 pour 30 secondes d'attention garanties. Comparé à un inventaire de bannières avec 1.2 s de durée de visibilité moyenne, c'est une autre classe de qualité : 25x plus d'attention par CHF.
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